Attention aux coûts élevés de ces 3 applications populaires qui sont en réalité des arnaques

Les promesses technologiques : quand la réalité ne correspond pas à l’attente #

Les nouvelles technologies sont censées nous faciliter la vie et réduire nos dépenses : du moins, c’est généralement la promesse affichée à leurs sorties… Malheureusement, après quelques années d’utilisation, on se retrouve finalement avec des dépenses plus élevées sans pouvoir revenir à l’ancien système : c’est ce que nous pourrions appeler une « arnaque » bien organisée.

Sur les vingt dernières années, les innovations se sont succédé. Certaines d’entre elles ont tout simplement révolutionné notre manière de vivre, d’appréhender le quotidien, ou ont résoulu des problèmes propres à de multiples industries. D’autres nous ont même promis qu’on ne revivrait plus certaines situations insupportables ou inconcevables de notre passé, et pourtant, ces nouveautés n’ont absolument pas apporté de solution au problème initial…

Grâce aux services de streaming vidéo, fini les abonnements coûteux ?

Disney+, Amazon Prime Vidéo, Paramount+ et consorts. Les services de streaming vidéo pullulent sur internet, avec comme précurseur Netflix.

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Lorsque cette entreprise a décidé de focaliser ses activités sur la proposition de contenus cinématographiques et télévisuels depuis une plateforme pour un abonnement modique, de quelques euros mensuels seulement, elle promettait alors quelque chose d’inédit.

Ses abonnés avaient la possibilité de délaisser leurs chaînes du câble, du satellite et l’achat/location de DVD et Blu-rays grâce à un seul abonnement qui leur permettrait de tout retrouver au même endroit.

À son arrivée en France fin 2014, une offre standard coûtait 8,99 euros/mois et permettait de bénéficier d’un contenu en haute définition sur deux écrans en simultané. Aujourd’hui, cette offre sans publicité coûte 13,49 euros/mois, soit une hausse de 50 % en quelques années. Sans compter les fonctionnalités forçant désormais les utilisateurs d’un même compte à venir d’un même foyer pour profiter de l’abonnement, ne favorisant pas le partage de compte à distance.

Sur les dix dernières années, de nombreux services de streaming vidéo ont fait leur apparition.

La fausse économie des services de streaming

Ainsi, comptez 6,99 euros/mois pour Amazon Prime, ainsi qu’un abonnement supplémentaire de 14,99 euros/mois si vous souhaitez voir les matchs de football de Ligue 1 et Ligue 2, 7,99 euros/mois pour Paramount+, 8,99 euros/mois pour Disney+, 12,99 euros/mois pour YouTube qui a aussi lancé une version Premium sans publicité, avec diverses fonctionnalités.

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De base, le streaming était censé être meilleur, car proposant plus de choix que la télévision pour moins cher. En réalité, en prenant tous les abonnements de SVOD, on se retrouve à débourser chaque mois une centaine d’euros, alors que le prix d’un abonnement MyCanal comprenant, souvent, des services de streaming vidéo, coûte entre 25 et 45 euros par mois, avec des chaînes de télévision en plus.

Bref, un prix quasi similaire alors qu’on nous promettait une baisse drastique des prix. « Business is business », comme on dit.

Netflix et Disney+ se tiennent derrière le Blu-rayNetflix et Disney+ se tiennent derrière le Blu-ray
Et on dit tous : adieu au support physique…

Uber pour détrôner les taxis aux tarifs inaccessibles, vraiment ?

Courant des années 2010, une société qui souhaite répondre à une demande toujours plus élevée de taxis, lance son application pour trouver des véhicules de transport avec chauffeur (VTC). Ainsi est né Uber. À l’aide d’une application mobile, vous pouvez faire appel à un VTC afin qu’il vous permette de vous rendre d’un point A à un point B.

À cette époque, la promesse est d’ailleurs très intéressante : l’application propose des trajets à des coûts avantageux par rapport aux taxis.

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Ces derniers y voient là une concurrence déloyale pour plusieurs raisons :

  • Le prix des courses moins cher qui incite les clients à utiliser Uber au lieu de commander un taxi.
  • Le côté pratique car il n’est plus nécessaire de se rendre à une station de taxis ou d’appeler une compagnie pour en commander un.
  • L’accès à l’emploi. Là où les chauffeurs de taxi sont obligés d’attendre plusieurs années et de débourser entre 30 000 et 300 000 euros pour obtenir leur licence, les chauffeurs de VTC sont des auto-entrepreneurs travaillant pour le compte d’Uber.

Malgré des mois de grève, Uber semble avoir gagné puisque l’application est toujours disponible.

Au milieu des années 2010, les taxis et les VTC étaient en très mauvais termes.

VTC : des prix d’appels et arnaques à la pelle

Proposer des prix attrayants, au début, c’est généralement une technique pour attirer un maximum de clients. Par la suite, l’entreprise fait progressivement grimper les prix pour s’efforcer d’être rentable. C’est ce qu’à fait Uber.

Aujourd’hui, utiliser un VTC coûte exactement le même prix qu’un taxi, si ce n’est plus. Par ailleurs, certaines applications permettent de faire appel à un taxi via une application, exactement de la même manière que sur Uber. La différence ? Uber a su se faire une place de choix, au détriment de ses concurrents…

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Dernièrement, une enquête menée par plusieurs médias, dont Forbes, affirmait qu’Uber modifiait le prix de ses courses en fonction de plusieurs critères. Si jusque-là, rien ne semble anormal, l’une des variables concernerait la batterie de vos smartphones. Si celle-ci est faible, Uber aura tendance à vous proposer des courses plus chères. Moralité : ayez un téléphone chargé ! Ou n’utilisez plus Uber…

Un client de VTC s'interroge sur le prix de son UberUn client de VTC s'interroge sur le prix de son Uber
« La course, c’était bien 22,50 € ? »

Grâce au cloud, stockez ce que vous voulez à prix malin… ou pas ?

Le cloud computing. Que ce soit pour les particuliers ou pour les entreprises, le cloud devait leur permettre de stocker et de traiter leurs données de manière sécurisée et à petit prix.

Si à ses débuts, il ne coûtait presque rien pour les particuliers de stocker des fichiers en tout genre en grande quantité, dépassant parfois des centaines de gigaoctets, cette époque semble révolue. À partir d’une vingtaine de gigaoctets de stockage, les fournisseurs facturent de l’espace en plus aux particuliers, chose qui n’existait pas auparavant.

Les fournisseurs de cloud computing proposent de nombreux services aux particuliers et aux professionnels.

Les prix démesurés du Cloud

De même pour les entreprises souhaitant accélérer leur transformation numérique. Salesforce, Amazon Web Services, Google Cloud ou encore Microsoft Azure, tous ont augmenté le prix de leurs offres. Pire encore, certains services qui étaient auparavant gratuits, seront désormais facturés.

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Snap, anciennement Snapchat, a récemment témoigné autour de ce phénomène. Au cours des cinq dernières années, la société proposant le réseau social Snapchat a déboursé près de 3 milliards de dollars en services cloud auprès de Google et Amazon, constituant la seconde dépense de l’entreprise, derrière le salaire des employés.

Dans un billet de blog, la société de capital-risque Andreessen Horowitz déclarait :

« Même si le cloud tient clairement ses promesses dès qu’un client utilise les services d’un prestataire, la pression qu’il exerce sur les marges peut commencer à l’emporter sur les avantages, à mesure que l’entreprise grandit et que sa croissance ralentit. »

Concrètement, les fournisseurs cloud ne mentent que rarement dans les prestations qu’ils proposent. Néanmoins, les coûts de ses services sont parfois très élevés, alors que l’intérêt pour l’entreprise ne l’est pas autant et qu’elle pourrait s’en passer.

C’est ce qu’à fait Dropbox, qui a rapatrié la plupart de leurs charges de travail informatiques basées dans le cloud public au lieu de faire appel à un prestataire, économisant des millions de dollars par an.

Enfin, en matière de sécurité, les fournisseurs cloud patinent face à la multiplicité et à la complexité des cyberattaques. En juillet dernier, Google a tenté de réduire ce risque en interne en lançant un programme dans lequel des milliers d’employés étaient limités dans leur utilisation d’ordinateur s’ils étaient connectés sur internet, et par conséquent à son cloud. Une manœuvre qui n’a pas manqué de faire réagir : si la firme de Mountain View ne fait pas confiance à son propre cloud, pourquoi ses clients devraient l’utiliser ?

Launay David

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